miss au placard

toutes mes fringues étaient noires (ou presque)

quand j’ouvrais mon placard

des douzaines de corneilles textiles poussaient fort leur cri

à effrayer mes bonhommes chemises en jean

avec mon placard, j’ai ouvert cette fois

mes deux fenêtres

que ces oiselles s’envolent toutes (ou presque – valeur du souvenir)

au passage, leurs griffes ont taxé mes cheveux

il n’y a rien à y faire

à chaque corneille son dû

pas de prix de gros

j’ai suspendu aux portes du placard

quelques robes imprimées

comme un chemisier à fleurettes

(comme la crème)

il n’y a plus de trou noir dans mon placard

et je peux dissimuler le mien

derrière un voile coloré

MVM

Alison Mosshart – (c) ?

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