FIN ?

Je vais la faire courte et dans ma langue : j’arrête d’écrire long. Si la poésie me vient, je lui prendrai la main, et ce sera l’exception.

Mes raisons sont purement personnelles et j’aime toutes les méthodes d’écriture qui mènent au roman. Je ne juge personne ici, je ne parle que de moi. Et je te passe également toutes les citations ad hoc, une exceptée « On a de maître que celui qu’on se choisit. », de Céline Minard.

J’ai écrit parce que je vivais dans un paysage cérébral apocalyptique. La démarche créatrice m’a offert le viatique pour en sortir, ça a pris un certain temps. Coûte que coûte, mon troisième roman a trouvé une fin. Et il a tué ma volonté en apposant un point final à mes interrogations existentielles. Personne ne l’a lu. Je ne veux pas qu’il paraisse. Il est trop court à force de versions, recuit de corrections, d’un ennui mortel. Et je dois arrêter de faire des promesses de timing que personne ne me demande et que je n’ai pas la capacité de tenir au vu de ma vie quotidienne. (pardon, main sur le cœur…)

L’écriture des trois romans, d’une novella, de nouvelles, de textes divers, de poésies m’a ouvert les yeux sur le monde, la mort, la violence sociale, l’ampleur de notre univers et ma place au milieu de tout ça.

Maintenant que je suis au milieu du gué, j’ai envie de retourner dehors afin de ne pas quitter cette vie avec regret lorsque la messe sera dite. J’ai mis un point d’interrogation au titre car ce n’est pas facile facile non plus, hein.

Merci aux ami.e.s <3, et mes meilleures pensées de chance et de réussite aux collègues.

(c) #midjourney perso

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