Werner Herzog chez Capricci

Manuel de Survie WH

« (…) Les mauvais films seront toujours plus instructifs que les bons.

   Pourquoi ?

J’apprends à partir des erreurs que je n’ai pas faites. (…) »

 

« (…) si quelqu’un vient me dire : Ah, les vibrations…D’où tirez-vous votre énergie ? ,ma réponse sera très simple : Je tire mon énergie de ce que je mange. (…)Point. »

 

« Il ne faut pas essayer de mettre à nu les recoins les plus sombres, les plus profonds de notre âme. C’est l’une des plus grandes fautes de notre civilisation.  Il y a à ce propos une métaphore que j’ai déjà beaucoup utilisée. Si vous vivez dans un appartement dont tous les coins, jusqu’au dernier, sont illuminés, cet appartement devient inhabitable. Les êtres humains qui exposent à la lumière les recoins les plus sombres de leur âme deviennent des êtres humains inhabitables. »

 

« Des hommes aussi fort qu’un bison, comme Orson Welles, ont été détruits par le cinéma. Il y a bien sûr des exceptions. (…) même Kurosawa s’est tranché la gorge au couteau, de désespoir.(…) C’est parce que je vois ça, la force destructrice du cinéma, qu’il est bon que parfois je voyage à pied, que j’aie élevé des enfants et que je fasse des choses qui n’ont rien à voir avec le cinéma.  »

Ces citations sont tirées de l’entretien de Werner Herzog avec Hervé Aubron et Emmanuel Burdeau, publié sous le titre MANUEL DE SURVIE  (avec une introduction par Emmanuel Burdeau et une conclusion d’Hervé Aubron). Le livre a été publié par les excellentes éditions Capricci et le Centre Pompidou en 2008 à l’occasion de la rétrospective Werner Herzog, l’aventure cinéma.

Capricci a publié la même année LA CONQUÊTE DE L’INUTILE, journal de tournage de FITZCARRALDO, qui montre l’ampleur du travail à accomplir pour parvenir à un tel chef-d’œuvre de cinéma. C’est surtout le témoignage de l’incroyable talent d’écrivain de Werner Herzog. Il le sait, lui qui dit que ce livre restera bien plus longtemps que ses films.

Cabotinage mis à part, LA CONQUÊTE DE L’INUTILE est ce que j’ai lu de plus beau et de plus sidérant depuis longtemps.

(Cette semaine Capricci publie un essai d’Emmanuel Burdeau et Hervé Aubron intitulé Werner Herzog, pas à pas.)

 

 

 

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