Septembre – Octobre 2015

En février de cette année, j’ai postulé pour une résidence d’auteur grâce au partage de l’information par Cécile Coulon. Si j’ai bien tout entravé, elle y a terminé son dernier roman et rédigé un essai. La maison De Pure Fiction est sise dans le LOT, à CALVIGNAC, loin de (tout et de) toute agitation, proche de la rivière, les couleurs de l’automne s’installeront progressivement et je regarderai les lumières se cuivrer quand je ne serai pas plongée dans la terminaison nerveuse de l’écriture du deuxième roman. C’est (donc) en septembre, un mois de résidence, que je partagerai ici , sur Twitter  et Instagram. Une résidence, c’est très spécifique aux auteurs. Certaines personnes ne comprennent pas vraiment la nécessité de l’isolement des auteurs, ils sont déjà assez en marge tant leurs aspirations sont bien loin des pompes du quotidien. Mais il faut bien voir qu’il est question de lutte et d’abri. En cela, j’ai toujours trouvé que LA ROUTE de McCarthy évoquait aussi en métaphore « cheminante » l’existence de l’écrivain. Le père et son fils s’arrêtent un moment dans un ancien abri anti-nucléaire dans lequel ils trouveront repos et nourriture avant de le quitter car le mouvement est l’élan vital. Certains (bis – ne généralisons pas, c’est mauvais pour les neurones et son prochain) auteurs résistent pour rester dans le monde parce qu’ils y puisent leur terreau, parce qu’ils ont besoin d’exister pour leurs enfants, parce que mettre fin à ses jours ne serait que la victoire totale du néant ( il y a ceux qui ne sont pas parvenus à résister jusqu’au bout parce qu’ils ne pouvaient plus écrire ou que les chaînes du quotidien entamaient les poignets trop profondément – inutile de les lister, il y en a une palanquée indécente). Quand l’auteur a besoin de se retrouver seul pour digérer l’extérieur et l’expirer par l’écriture, où va t-il ? En résidence, s’il en chope une, et voilà. Merci au passage au CRL Midi-Pyrénées de subventionner cette résidence (l’auteur signe un contrat de travail, reçoit donc des sousous et peut ainsi manger, un auteur qui crève la faim n’est pas meilleur qu’un autre, suivez mon regard chère tradition française). Dans ce cadre, deux rencontres sont déjà prévues : SAMEDI 12 SEPTEMBRE à 10h00 Rencontre avec club lecture bibliothèque de PRADINES et JEUDI 24 SEPTEMBRE à 20H30 Les écrivains font leur cinéma à FIGEAC/ j’introduirai TRUE GRIT des frères Coen. To be continued, comme on dit.

 Quoi d’autres ?
Le 14 SEPTEMBRE sortira le numéro 22 de L’Indic , revue trimestrielle sur le noir développant les actualités autour d’un thème général (la religion, la folie, l’enfance, . . . ). Je suis présente au sommaire pour un Focus de deux pages autour de DIRTY WEEK-END d’Helen Zahavi, ovni du roman noir opposant les genres en un tour de main drôle et cruel. L’intrigue projetant humeurs et angoisses sur les trottoirs de Brighton, mon article sera le moule perdu du thème du numéro 22, la campagne, qui promet quelques infos et analyse de nature writing.
Merci à Caroline de Benedetti de l’association Fondu au noir de m’avoir offert ce livre et un espace large éditorial pour m’exprimer à son sujet.
Le SAMEDI 3 OCTOBRE, je serai l’invitée des Nocturnes du moulin de Faugères et plus tard dans le mois je serai en dédicace à la Fnac d’Ajaccio. On en reparlera.
MVM
 (photodunephoto de Claudia Cardinale dans La fille à la valise, 1962)

 

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