L’Œil et le Gun

Evelyn Bencicova
Crédits : Evelyn Bencicova

Chez moi tout est lié mais je ne sais jamais jusqu’à quel degré d’interprétation le lecteur peut aller en traversant mes lignes. Que les lacaniens se régalent, que les autres profitent.  Le plus souvent je choisis le premier degré et laisse les trolls de mes sous-sols cérébraux se démerder entre eux.
L’œil et le gun parce que j’aime regarder l’œil noir du canon de l’arme.

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Un troll dit :
– Parce qu’elle passe son temps à mater les gens et que, de temps à autre, il y en a un(e) ou deux qui prendraient une bastos si on vivait en plein western.
Un autre enchaîne :
– Parce qu’elle aime toutes les littératures assez loyales pour enfoncer le doigt dans la plaie.
Un troll crache au sol :
– Bande de cons, c’est parce que l’ex-femme de Cormac McCarthy a été arrêtée pour s’être enfoncé un petit Smith et Wesson dans la chatte.
Chœur de trolls :
– Vous êtes d’accord, en fait. Si on buvait un coup.
La trollesse barbue :
– Parce qu’elle aime l’expression.
La jolie trollesse :
– Parce qu’il faut beaucoup aimer l’humain et le haïr de toutes ses forces pour écrire.
La trollesse matriarche :
– Pour Susan Sontag et tous les motherfuckers. Les gars dirigent tout ici. Et les femmes achètent ça. Les plus libérées sont enchaînées à la bite.

La trollesse veuve se tait, elle n’est pas bien sûr que le dernier mot de la trollesse matriarche soit bible et réfléchit.

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Bref. Ce qui est publié ici tourne autour de l’œil et du gun, de ce qui me fait exister et vivre, ce qui me concerne en regard de la société et du monde. Si ce blog n’avait rien à voir avec la taulière, il n’aurait aucune raison d’être. Aucun jugement objectif et froid n’est émis, ce que je dis ici n’a aucun recul, ou du moins juste le recul à encaisser du coup de feu dans le maquis des idées.