Lendemain de (dé)faite

« Jamais il ne devait passer :
– Il ne passera jamais. Hillary gagnera maintenant qu’ils ont dézingué Bernie.
Elle en était tellement sûre qu’elle ne s’en est pas préoccupée, même pas une seconde. Elle se contentait d’en sourire, blasée, se souvenant de photographies sur lesquelles Bill jouait au golf avec lui et Rudy de New York, ou d’Hillary faisant le V de la victoire devant un hélico avec des soldats irakiens peut-être, afghans ? Moyen-orientaux, en tout cas.  Elle déteste les hommes et femmes politiques, en règle générale et très souvent particulière. Finalement, les Amerloques avaient le choix entre la peste et le choléra, ils choisiront la peste, au moins c’est une femme, se disait-elle. Quelque part, quelque part, il y aura une avancée.

Hier matin, sa fille lui demande, ahurie devant les résultats d’une élection qui ne devait pas les concerner directement, du moins pas dans leur sphère intime, à elle et son enfant :
– Pourquoi c’est encore un homme qui gagne ? Je voulais Hillary !
– Parce que les Américaines ont voté pour lui, ma chérie. N’oublie jamais ça. Viens, on éteint Big Fat Motherfucker télé et on va se promener pour réfléchir à la suite. « 

MVM

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(Photographie Evelyn Bencicova Fête)

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