Le deuxième roman et l’obsession

THE DEAD ZONE, Christopher Walken, 1983. ©Paramount Pictures

Je pense que le deuxième roman ne doit pas s’écrire dans une obsession extérieure.
Liste [d’obsessions extérieures] :
-plaire
-réussir
-être aimé
-mendier
-aimer
-haïr (très bon moteur avec la possession pourtant)
-mourir
-se libérer
-se venger
-dominer
-posséder
-se guérir
-s’enfuir
-écrire

Le deuxième roman s’écrit dans l’obsession de lui-même, de l’histoire à raconter. La manière de raconter l’histoire fait partie de ton style. Peut-être est-ce ce qui fait définitivement entrer l’auteur d’un premier roman dans la perspective de l’œuvre d’une vie. Sortir de l’obsession extérieure ne signifie pas demeurer dans l’autofiction mais se libérer du corps social, de l’art en ce qu’il a de politique.

J’allais insister en écrivant que l’obsession n’est pas la muse mais c’est sûrement une erreur. Trop rejeter un état entraîne la chute dans l’extrême trompeur. L’obsession serait une sorte de muse, un duende, une extase, bref, un état psychique fertile à l’acte créateur, mais non sa destination? Voilà, l’état d’obsession est créateur chez les artistes, non la nature de l’obsession. Cette nature n’est qu’un vecteur.

Comprendre cela est certainement gage de survie parce que dans la réalité ou dans la dead zone la destination est changeante et le mouvement perpétuel. Avanti.

MVM

Photographie THE DEAD ZONE, Christopher Walken, 1983. ©Paramount Pictures

 

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