La graine

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La mâchoire vissée et les mains aux oreilles ferment l’accès au cerveau,
Vipère pleine dans le crâne, les écailles frissonnant aux fruits surs.
Paupières cousues, le regard inversé scrute l’intérieur et creuse le limon charnel.

Le silence veille la graine semée,
à l’équilibre entre pourriture et vie.

Un peuple entier dans chaque solitude attend dans le vide ou le creux.
Silence, et le froid mord les têtes au vertige, révèle bien plus purs le souffle et la chaleur.

La graine invisible est au creux des mains arides,
à l’équilibre entre pourriture et vie.

MVM

(Photographie Jakob Aue Sobol, I, Tokyo)

4 réflexions sur « La graine »

  1. Enfin, Marie, un texte.
    Je l’attendais depuis un mois…
    C’est long !

    Cela fait du bien.
    Et plaisir.
    Et ça fait dimanche.
    C’est presque du soleil jaune sur du café noir.
    Avec un peintre (voir dimanche) à l’intersection…

    Allez,
    bonne suite(s) de tes nervures !

    David

    1. Ah, David, merci.
      Phase terminale du deuxième roman.
      Ces deuxièmes romans sont des barrages à la force du flux.
      Tu sais ce que c’est.
      Les nervures sont les routes de nos sensibles, de nos jonctions.
      Bon dimanche.
      Marie VM

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