Dialogue 2 – en attendant le post-apo

– Quand je pense à tout ce qu’on laisse derrière soi.
– De quoi tu parles ? Il n’y aura rien ensuite, peut-être même avant. L’orgueil aussi s’envolera avec nous.
– Tu philosophes trop, ma poule. Il y a les enfants, les livres écrits, les baleines qui dansent et la beauté du monde.
– Au rythme où vont les choses, nous allons rendre cette terre stérile, comme dans les bouquins post-apo. À moins qu’une météorite décide de croiser notre corps céleste, ou que tous les volcans d’Islande pètent en chœur. En attendant, une valeur financière fluctuante sera donnée aux espèces en fonction de leur capacité à survivre, Monsanto va tuer les abeilles, les fleurs deviendront poussière et plus aucun enfant ne pourra souffler sur un pissenlit.
– Peut-être. Bon, rentre chez toi.
– Pourquoi ? T’as un nouveau truc bien gluant à écrire.
– Plus tard. Pour l’instant, je vais planter un arbre et des fleurs justement.
– Ah, OK, mémé, n’oublie pas le thé à cinq heures. Avec du bourbon.
– Tu connais le chemin.

MVM

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