Archives pour la catégorie Rien à redire

Citations.

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Je n’ai pas l’intention de ne raconter que ce que je vis. Tôt ou tard, des forces cachées se révèleront, deviendront primordiales.

Edvard Munch

(Vampire II, 1902)

Muhammad Ali au paradis

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« L’homme qui n’a pas d’imagination a les pieds sur terre mais il ne peut pas s’envoler. »

Thomas Hoepker, Muhammad Ali, Formerly Cassius Clay, Jumping from a Bridge over the Chicago River, 1966

 

Toni Morrison, comme on l’aime

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We die. That may be the meaning of life. But we do language. That may be the measure of our lives.

(photographie Waring Abbott, 5 mars 1974)

 

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Le temps est venu pour vous, frivoles idiots, de comprendre que le sujet de la poésie est la mort. Alors, mourrez. Et mourrez comme des hommes. Mais fermez la.

Jack Kerouac (Jean-Louis Lebris de Kérouac), 1952.

(Il ne plaisantait pas avec l’écriture, Jean-Louis…)

 

 

Henning Mankell, Wallander et la folie de quelques femmes (citation)

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« Beaucoup de femmes m’écrivent qu’elles voudraient guérir la solitude de Wallander. Je réponds rarement à ces lettres-là. Je ne crois d’ailleurs pas qu’elles attendent de réponse. Les gens sont raisonnables, malgré tout. Si grand qu’en soit notre désir, on ne peut vivre avec un personnage littéraire. On peut l’avoir pour ami – un ami imaginaire, qu’on sort quand on en a besoin.
La mission de l’art est entre autres de nous procurer des compagnons. »

Henning Mankell dans WALLANDER ET MOI, essai situé à la fin de LA MAIN ENCOMBRANTE (Seuil 2014).

 

Jim Harrison, épitaphe élémentale

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« J’ai décidé de ne plus décider, d’adopter le masque de l’eau, de finir ma vie déguisé en rivière, en tourbillon, de me fondre, dans le doux courant de la nuit, d’absorber le ciel, d’avaler la chaleur et le froid, la lune et les étoiles, de m’avaler moi-même dans le courant sans fin… »

Citation tirée d’ENTRE CHIEN ET LOUP, documentaire de Georges Luneau et Brice Matthieussent (son traducteur), 1993.

On having a writer in the family — Steinbeck

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On having a writer in the family :
You will get no loyalty, little consideration and desperatly little attention from him. In fact, you will want to kill him.

John Steinbeck dans The Paris Review, Art of Fiction n°45

(Le him parce qu’il fait de son cas particulier une généralité mais la citation n’exclut pas les écrivains femmes. Tout ce qui entrave l’auteur le rend fou et, donc, égoïste. Cela ne signifie pourtant pas qu’il est irresponsable. Amen.)

John Steinbeck, ca. 1966. Photographie de Yoichi Okamoto

 

ANNA WHO WAS MAD

Anna who was mad

Anna who was mad,
I have a knife in my armpit.
When I stand on tiptoe I tap out messages.
Am I some sort of infection?
Did I make you go insane?
Did I make the sounds go sour?
Did I tell you to climb out the window?
Forgive. Forgive.
Say not I did.
Say not.
Say.

Speak Mary-words into our pillow.
Take me the gangling twelve-year-old
into your sunken lap.
Whisper like a buttercup.
Eat me. Eat me up like cream pudding.
Take me in.
Take me.
Take.

Give me a report on the condition of my soul.
Give me a complete statement of my actions.
Hand me a jack-in-the-pulpit and let me listen in.
Put me in the stirrups and bring a tour group through.
Number my sins on the grocery list and let me buy.
Did I make you go insane?
Did I turn up your earphone and let a siren drive through?
Did I open the door for the mustached psychiatrist
who dragged you out like a gold cart?
Did I make you go insane?
From the grave write me, Anna!
You are nothing but ashes but nevertheless
pick up the Parker Pen I gave you.
Write me.
Write.

Anne Sexton 1928-1974

La malédiction de Sisyphe, le mythe de l’écrivain

Conscience et révolte, ces refus sont le contraire du renoncement. Tout ce qu’il y a d’irréductible et de passionné dans un cœur humain les anime au contraire de sa vie. Il s’agit de mourir irréconcilié et non pas de plein gré. Le suicide est une méconnaissance.

LE MYTHE DE SISYPHE, Albert Camus, Gallimard, 1942.

FAT CITY, Leonard Gardner

« Fat City is a crazy goal no one is ever going to reach. »

Le roman/nouvelle de la vie de Leonard Gardner pourrait se cristalliser dans cette phrase si on n’aimait pas lire.

Une chronique par ici