Archives pour la catégorie Actualités/ Agenda

Le dead train repasse toujours

Numéro 2 étant sur les bons rails (touch wood) , et la suite bien amorcée (en espérant être un peu plus rapide à l’avenir – quoi que, je suis « dans l’écriture, pas le bâtiment » comme m’a glissé mon éditeur chéri) je fais une pause Internet et toutes (ou presque) connexions reliées à un fil électrique.
Ne bouge pas, je reviens dans un moment. Le dead train repasse toujours.

MVM


(Illustration Ken Taylor)

Ava Gardner a un message pour toi

2017 arrive et je n’ai même pas envie d’y penser, ni faire un retour en arrière. Avançons et buvons un verre.

Menues nouveautés sur le blog : la rubrique Route(s) dans laquelle seront rassemblés les articles ressemblant furieusement à une entrée de journal. Ma route, c’est plusieurs chemins et il y aura encore des sorties, des croisements, des détours avant la destination finale. Et une rubrique Dessins dans laquelle, je publierai quelques croquis.

Les deux prochains articles seront consacrés à DOA et Continuer la lecture de Ava Gardner a un message pour toi 

Joyeux Noël, merry X-Mas, happy Hanukkah, vive le solstice d’hiver and so on


Ce n’est pas l’heure de tirer des conclusions, 2016 n’est pas encore au bout du rouleau. Avant de regarder en arrière, lutter contre un peu d’abattement quant à l’avenir de la vieille Europe, passons de bonnes fêtes. Il y a là ma vignette préférée de Mike Mignola. Les années passent et j’aime toujours autant Hellboy. Il est sur mon bureau et il m’accompagne.
Bonnes fêtes à tous, vive les histoires, vive l’écriture, vive la vie. Que les cornes d’Hellboy ne repoussent pas, qu’il garde son poing fort et avisé.
C’est l’heure de fumer un cigare et d’observer dans quelle direction s’élève la fumée.
MVM

Quand Maurice Szafran se renverse le café sur la braguette.

— Sur les propos de Maurice Szafran à propos des femmes dans les bars en Corse —
(Faites passer, siouplé.)

Je ne suis pas Corse, je réside en Corse depuis tellement longtemps que j’ai oublié qui j’étais avant.
La Corse est une société pleine de contradictions, très patriarcale et très matriarcale. Les deux.
Hier Maurice Szafran a expliqué sans se voir opposer aucune contradiction que les femmes, en Corse, étaient mal accueillies dans les cafés, comme dans le 93. Continuer la lecture de Quand Maurice Szafran se renverse le café sur la braguette. 

Actu : une fois n’est pas coutume, (ce) week-end dans le Beaujolais

Demain, nouveau voyage vers le Nord, direction Lyon et le Beaujolais pour une signature et un salon dans le cadre de la préface que j’ai écrite pour le deuxième roman de Marie-Hélène Branciard.

VENDREDI, je suis à Lyon, je n’ai rien à faire et il pleut. Soit.

SAMEDI , je serai là :

Rencontre & Dédicace avec Marie Van Moere pour Petite louve et Marie-Hélène Branciard pour #Jenaipasportéplainte, préfacé par Marie Van Moere
le samedi 19 novembre à partir de 10 h 30 
à la librairie Cassiopée.
Librairie Cassiopée
1 rue du Docteur Burdet
69620 le Bois D’Oingt
Tél. 04 72 38 20 44
librairiecassiopee.fr

Et DIMANCHE 20 novembre au 3ème salon des livres en Beaujolais, à Arnas :

Signature et  table ronde Vengeance et Polars (avec DOA, Catherine Bessonart, Gilles Caillot, Olivier Martinelli) à 14 h.

Seront présents, entre autres, Bernard Pivot le mythique, désormais serial twitteur, et la merveilleuse Kerry Hudson, Femina étranger 2015 pour LA COULEUR DE L’EAU.

Il y aura aussi DOA présent pour son dernier roman, PUKHTU SECUNDO.
DOA, c’est la machine de guerre au service du souffle littéraire. Amen.
Programme et accès, ici.

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Migrer au Nord – Retour en Islande

Il y a un an, j’étais donc en Islande où j’ai pu rencontrer un écrivain dans un café, des Islandais(es) dans des piscines, aussi une étudiante corse dans une crêperie de Reykjavik.
Là-bas, le calme s’est coulé dans mes veines comme la lave refroidie avance sur les derniers mètres avant de rigidifier.
Tout-à-l’heure, en remplissant ma valise, je me disais en souriant :
« Tu ne retournes pas en Islande pour le punk ou le street art, ni pour le hakarl, les hot dogs ou la tête de mouton rôtie, pas non plus pour les hot pots qui puent l’oeuf ou les paysages radicaux (si, si), tu ne fais pas ce voyage pour oublier la Corse un moment, ni pour préparer l’article sur l’Islande commandé par Settimana (*yiha*, l’hebdomadaire culturel de Corse-Matin), ce n’est pas non plus pour (re)vomir tripes et boyaux sur un bateau censé te montrer des baleines (je les aime, tu n’imagines même pas, et j’assume), tu y retournes pour pouvoir remettre la robe noire en laine de mouton islandais.  »
Bien sûr, c’est de la macagne. Mais, si on y pense bien, tout est lié, au premier degré ou par le ciment de la métaphore.
Je posterai des photos sur Instagram. Peut-être.

À plus tard.

MVM

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(c) Shane Gross

PETITE LOUVE (et moi) à Marseille pour le 13ème prix marseillais du polar le samedi 18 juin

PETITE LOUVE est paru en 2014 à La Manufacture de Livres et en 2015 chez Pocket. Ce livre, il m’a pris trois ans. Il est court, âpre, violent et plein de sang, celui de la mort et celui du blossoming. C’est sûr que quand Gilles Del Pappas te téléphone pour te dire que ton roman est sélectionné pour le 13ème prix marseillais du polar tu es bien contente pour lui (pour le roman, je veux dire). PETITE LOUVE s’accroche. Ce ne serait pas arrivé si Anouk Langaney, qui a remporté la 12ème édition avec son roman MÊME PAS MORTE paru en 2014 chez Albiana, ne m’avait pas tannée afin que j’envoie mon livre à Del Pappas.

PETITE LOUVE est bien vieux si on suit la relative rapidité de vie et de mort des titres qui paraissent aujourd’hui. Avec cette sélection, le livre vit encore, deux ans et un an après parution GF et poche.

Il fait son chemin à petits pas, sans grande visibilité, mais il avance toujours. Pendant ce temps, je continue d’écrire le deuxième.

L’événement, les plaidoiries, l’annonce du roman vainqueur et les dédicaces se feront au Conservatoire Carli demain après-midi. Toutes les infos en lien supra.

Mon avocate, maître Ashkhen Harutyunyan, et moi, on y va à l’agachon !

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Trois jours à Paris (à la SGDL)

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Demain, lever 4 heures du mat’ pour rejoindre Panam’ et notamment la SGDL .
Sous le nom de Société des Gens de Lettres, nom qui te paraîtra peut-être un peu pompeux, se trouve un syndicat, le syndicat des auteurs, et je t’engage à cliquer sur le lien pour en savoir plus.En gros, la SGDL n’est pas un organe de conflit avec les éditeurs, la SGDL défend les droits d’un auteur quand ils sont en danger d’un point de vue individuel, la SGDL s’engage aussi avec le SNE, le CNL, le ministère à renforcer le statut des auteurs de manière collective.

D’un point de vue concret : tu cotises 40 euros par an (déductible des impôts) et tu trouves en l’équipe située à l’hôtel de Massa, rue Saint-Jacques à Paris ou par téléphone quand tu habites loin voire très loin un soutien dans l’information liée à tout ce qu’un auteur ne sait pas toujours bien gérer (oui, beaucoup d’auteurs sont toujours de vrais artistes), c’est-à-dire l’administratif, le juridique, le social.
Bien sûr, si tu n’es pas adhérent, la SGDL t’aidera quand même.
Tu peux aussi savoir (ou mandater quelqu’un pour) combien tu as vendu exactement de livres (avec leur ISBN) grâce à une borne Gfk.
Tu peux te former (quand tu es adhérent) et être remboursé de tes frais, genre tu viens, les conseillers te forment (Formation de niveau I et Formation niveau II-celle à laquelle j’assiste) et , en plus, tu es logé et nourri. Bref, la SGDL se révèle être une vraie bonne institution pour nous aider, nous auteur(e)s, à nous y retrouver dans tout ça (ne me dis pas que tu sais tout de l’AGESSA parce que je ne te croirai pas…).

La SGDL, c’est aussi et surtout ce que nous aimons : la littérature, des rencontres (en ce moment écrivains géographes), des échanges, de l’aide, des informations sur les résidences et les bourses, etc, etc…
Alors tu peux adhérer, faire passer l’information, partager, cliquer sur le lien pour te renseigner.

 

Rendez-vous domani à L’Île Rousse

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Samedi se tiendra le festival I scontri di u libru è di a storia 2016 à L’Île Rousse sur la magnifique place Pascal Paoli. Au programme, rencontres avec les auteurs (j’y suis avec PETITE LOUVE publié par La Manufacture de Livres et Pocket, j’amène BUCKAROO publié par E-Fractions), conférences/débats, spectacle et un concert en clôture de ces rencontres.

13 h : Installation des auteurs et rencontres durant l’après-midi avec le public
14 h : Tito Franceschini-Pietri et les femmes, Sampiero Sanguinetti
15 h : Plumes féminines de la presse corse de la fin du XIXème siècle au début du XXème, Vanessa Alberti
16 h : Du fait divers à la fiction insulaire, Marie-Hélène Ferrari

17 h : La condition économique des femmes écrivaines, Dominique Memmi (à 15 h, Dominique Memmi animera également un atelier d’écriture de jeunesse)

20 h : Spectacle, Les femmes dans la vie de Pascal Paoli
21 h : Concert Isulatine et clôture d’I Scontri 2016

(crédit photo Tonio Bassani)

Petit agenda (une fois n’étant pas coutume) pour mai et juin.

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Le 7 Mai, je serai à I Scontri di U Libru è di a Storia, le salon du livre d’Île Rousse. C’est la deuxième édition de ce festival, soutenue par la Collectivité Territoriale de Corse, et c’est notable dans un contexte de fonte des subventions pour les festivals littéraires.

Les 17 et 18 mai, la SGDL organise le stage Formation Niveau 2 au métier d’écrivain. Tous les aspects administratifs et sociaux du statut d’écrivain seront abordés lors de deux journées qui font suite à la Formation Niveau 1. Si tu es un(e) auteur(e) publié(e), tu as parfois besoin d’éclaircissements pour t’y retrouver et la SGDL est d’une grande aide. Si j’ai le temps, je publierais ici un résumé de ces journées parisiennes à l’hôtel de Massa. Et je rappelle que la SGDL permet dorénavant aux auteurs d’avoir accès à leurs chiffres de vente (avec l’ISBN de l’ouvrage) en cas de difficultés d’obtention du relevé de droits ou de litiges avec un éditeur (sur place, en personne ou par délégation).

Le 18 juin, c’est à Marseille, dans la cour du Conservatoire National de Région Carli, que sera remis le Prix Marseillais du Polar après plaidoiries. L’avocate de PETITE LOUVE, Ashkhen Aruthyunyan aura quelques minutes dans le cadre d’un concours d’éloquence pour défendre mon roman afin qu’il remporte ce prix. J’y serai [avec les autres auteur(e)s prévenu(e)s et leurs avocats] pour la soutenir et essuyer les foudres du procureur puisque la justice des hommes en prend pour son grade dans mon livre. Merci à Gilles Del Pappas et à l’Association du Cours Julien.